Festival mon pays
L'affiche
Le programme
Histoire & description
Description du spectacle
Enluminures pour un P
1934 : Joseph Bovet amplifie le Tir fédéral de Fribourg par un jeu de fête, un Festspiel. C’est « Mon pays ».
Qui peuple ce pays ? Des paysans, éleveurs et bûcherons. Des artisans. Fribourg a sa rue des forgerons. Bovet les mue en orfèvres. Il n’oublie pas que la cité fut celle des drapiers. Pour faire battre la veine, il ajoute un chœur d’enfants. Candides, comme les lendemains à naître. L’abbé fait sonner, çà et là, les cloches de Pâques. Chanter la faux du moissonneur. Perler le chant du coucou. Au gré des saisons. Les saisons, ne lui déplaise, je les ai prises « a rèvèrtson ». L’hiver d’abord (le spectacle se donne en février). Puis l’automne, puis l’été. Pour terminer au printemps. Ce « furi » qui voit bourgeonner les arbres et monter les troupeaux. « Mon Pays », c’est une œuvre forte, charpentée. Prenez le P du mot Pays. Ce P a une verticale, droite comme le mât d’un voilier. Dans son alvéole pourrait se blottir un couple d’oiseaux. Et voici quel est mon travail : apporter à ce P des enluminures. Ces enluminures s’appellent : – Longue brique, le ver de terre à tête d’architecte – Mélomâne, l’âne qui naquit de l’océan et qui finit par aimer le son – Filoche, l’araignée tombée d’une étoile et qui a tendu sa toile pour les peintres – Gorgette, la coquette de bruyère, à la longue mémoire – Plumail, son conjoint, toujours prompt à défendre son territoire – Ocelle, l’oiselle qui voit avec ses ailes – Paradou, son promis, qui doit découvrir le monde à tire-d’aile avant de trouver son paradis
Point commun. Ces sept personnages, qu’ils aient voix de rogomme, en dents de scie ou un chat dans la gorge, vont prendre mesure que la musique est un baume. Que le chant est aussi vital que la respiration.
Palou Gremaud (auteur des textes de liaison et du livret scénique)
L’âme du pays Mon Pays ? « C’est le chef-d’œuvre de Bovet », dit sans ambages Michel Corpataux.
L’œuvre fut créée en 1934, pour le Tir fédéral qui fit pétarader Fribourg. L’heure était au rassemblement. Et l’abbé n’y alla pas avec le dos de la cuillère à crème. Orchestre, grand chœur, chorale d’enfants, solistes et figurants. Une vraie bénichon musicale ! Dans cette traversée des saisons, le compositeur exploitait tous les registres de l’émotion. L’élégie (quand la terre est engourdie), le bonheur (pour la récolte des fruits), la vaillance (pour l’abattage du boulot), l’espoir (pour l’éclosion du printemps).
Tout ce spectre de couleurs se retrouve dans la version 2011. Mais fallait-il maintenir le ton péremptoire du coryphée, qui rameutait les forces du pays ? Plutôt que la solennité, l’auteur du nouveau texte scénique a choisi l’humilité, en donnant la parole à des animaux.
Le coq de bruyère (ou de Gruyère…) fait figure d’emblème. Il est la mémoire de la région. Des oiseaux, encore, tiennent le rôle des amoureux. Ils seront bagués… A une lettre près, l’âne gouailleur – il ne mâche pas ses mots – pourrait être l’âme du pays.
Et le spectateur conviendra que les animaux ne sont pas si… bêtes. Ils ont cet avantage sur les humains : leur cœur s’enflamme comme un brûlot. Tandis que les hommes, eux, ruminent trop !
Texte de Palou Gremaud
« Mon Pays que j’ai servi à ma manière, de tout mon coeur, en le célébrant par mes chansons. Mon Pays que je continue à chanter jusqu’au dernier souffle de ma vie. Car il est vrai de dire que ce peuple, je l’ai aimé et je l’aime profondément. Mon but, en écrivant des chansons pour lui, a été de lui donner de la joie, de l’aider dans son labeur de tous les jours, de faire luire à ses yeux sans qu’elle s’éteigne, la flamme généreuse de l’espérance, du courage, de l’optimisme. C’est cela que j’ai voulu. J’y ai mis tous mes efforts et toute ma foi. J’y ai mis une sincérité rigoureuse. Ai-je réussi ma tâche ? Il est encore trop tôt pour le dire. En tout cas, mes chansons, je ne les ai pas écrites comme un simple compositeur, mais comme un prêtre aussi, et ce fut là mon ministère et mon apostolat. »
1934 : Joseph Bovet amplifie le Tir fédéral de Fribourg par un jeu de fête, un Festspiel. C’est « Mon pays ».
Qui peuple ce pays ? Des paysans, éleveurs et bûcherons. Des artisans. Fribourg a sa rue des forgerons. Bovet les mue en orfèvres. Il n’oublie pas que la cité fut celle des drapiers. Pour faire battre la veine, il ajoute un chœur d’enfants. Candides, comme les lendemains à naître. L’abbé fait sonner, çà et là, les cloches de Pâques. Chanter la faux du moissonneur. Perler le chant du coucou. Au gré des saisons. Les saisons, ne lui déplaise, je les ai prises « a rèvèrtson ». L’hiver d’abord (le spectacle se donne en février). Puis l’automne, puis l’été. Pour terminer au printemps. Ce « furi » qui voit bourgeonner les arbres et monter les troupeaux. « Mon Pays », c’est une œuvre forte, charpentée. Prenez le P du mot Pays. Ce P a une verticale, droite comme le mât d’un voilier. Dans son alvéole pourrait se blottir un couple d’oiseaux. Et voici quel est mon travail : apporter à ce P des enluminures. Ces enluminures s’appellent : – Longue brique, le ver de terre à tête d’architecte – Mélomâne, l’âne qui naquit de l’océan et qui finit par aimer le son – Filoche, l’araignée tombée d’une étoile et qui a tendu sa toile pour les peintres – Gorgette, la coquette de bruyère, à la longue mémoire – Plumail, son conjoint, toujours prompt à défendre son territoire – Ocelle, l’oiselle qui voit avec ses ailes – Paradou, son promis, qui doit découvrir le monde à tire-d’aile avant de trouver son paradis
Point commun. Ces sept personnages, qu’ils aient voix de rogomme, en dents de scie ou un chat dans la gorge, vont prendre mesure que la musique est un baume. Que le chant est aussi vital que la respiration.
Palou Gremaud (auteur des textes de liaison et du livret scénique)
L’âme du pays Mon Pays ? « C’est le chef-d’œuvre de Bovet », dit sans ambages Michel Corpataux.
L’œuvre fut créée en 1934, pour le Tir fédéral qui fit pétarader Fribourg. L’heure était au rassemblement. Et l’abbé n’y alla pas avec le dos de la cuillère à crème. Orchestre, grand chœur, chorale d’enfants, solistes et figurants. Une vraie bénichon musicale ! Dans cette traversée des saisons, le compositeur exploitait tous les registres de l’émotion. L’élégie (quand la terre est engourdie), le bonheur (pour la récolte des fruits), la vaillance (pour l’abattage du boulot), l’espoir (pour l’éclosion du printemps).
Tout ce spectre de couleurs se retrouve dans la version 2011. Mais fallait-il maintenir le ton péremptoire du coryphée, qui rameutait les forces du pays ? Plutôt que la solennité, l’auteur du nouveau texte scénique a choisi l’humilité, en donnant la parole à des animaux.
Le coq de bruyère (ou de Gruyère…) fait figure d’emblème. Il est la mémoire de la région. Des oiseaux, encore, tiennent le rôle des amoureux. Ils seront bagués… A une lettre près, l’âne gouailleur – il ne mâche pas ses mots – pourrait être l’âme du pays.
Et le spectateur conviendra que les animaux ne sont pas si… bêtes. Ils ont cet avantage sur les humains : leur cœur s’enflamme comme un brûlot. Tandis que les hommes, eux, ruminent trop !
Texte de Palou Gremaud
« Mon Pays que j’ai servi à ma manière, de tout mon coeur, en le célébrant par mes chansons. Mon Pays que je continue à chanter jusqu’au dernier souffle de ma vie. Car il est vrai de dire que ce peuple, je l’ai aimé et je l’aime profondément. Mon but, en écrivant des chansons pour lui, a été de lui donner de la joie, de l’aider dans son labeur de tous les jours, de faire luire à ses yeux sans qu’elle s’éteigne, la flamme généreuse de l’espérance, du courage, de l’optimisme. C’est cela que j’ai voulu. J’y ai mis tous mes efforts et toute ma foi. J’y ai mis une sincérité rigoureuse. Ai-je réussi ma tâche ? Il est encore trop tôt pour le dire. En tout cas, mes chansons, je ne les ai pas écrites comme un simple compositeur, mais comme un prêtre aussi, et ce fut là mon ministère et mon apostolat. »
Histoire de l'Abbé Bovet
Bovet, Joseph
8.10.1879, Sâles (Gruyère) – 10.2.1951, Clarens
Fils de Pierre Bovet et de Marie Josephine Andrey, Joseph Bovet est né à Sâles, en Gruyère, le 8 octobre 1879. Troisième enfant d’une famille de dix, il entreprend le parcours scolaire caractéristique des jeunes qui se destinent à la prêtrise. Ecole primaire dans son village natal, Collège Saint-Charles à Romont, Collège Saint-Michel à Fribourg (1896-1900), passage par Einsiedeln (1900-1901) avant un séjour d’étude au couvent bénédictin de Seckau en Autriche (1903). Ses études au Séminaire de Fribourg achevées, il est ordonné prêtre le 23 juillet 1905.
Durant cette première période, Joseph Bovet s’initie de différentes manières à la musique. Avec son père, instituteur, il collecte des partitions et des chansons anciennes, qui sont rassemblées dans les volumes de La Gruyère illustrée. Ce travail d’«ethnomusicologue » lui permet de nourrir ses connaissances au sujet de la musique populaire régionale. Au Collège Saint-Michel, il dirige la fanfare pour laquelle il compose quelques marches. A Einsiedeln, il étudie l’orgue avec le père Staub et le chant grégorien avec le père Breitenbach, alors qu’à Seckau il parfait sa formation musicale.
De 1905 à 1908, il accomplit son ministère dans la paroisse Notre-Dame à Genève, un milieu urbain qui ne lui convient pas spécialement. Mais Joseph Bovet se fait remarquer par sa hiérarchie comme un entraîneur et un entrepreneur. Ainsi dirige-til en avril 1907 une de ses compositions, Plaintes du comte de Gruyères en exil. Mais en 1908, l’évêque et le Gouvernement rappellent ce jeune prêtre plein de promesses. En quelques années, ils lui confient des responsabilités importantes pour la formation musicale du canton. Dès ce moment – et jusqu’en 1949 – il forme musicalement les instituteurs fribourgeois en sa qualité de professeur à l’Ecole normale d’Hauterive. A cette responsabilité s’ajoute, dès 1910, la charge de professeur de chant sacré au Séminaire diocésain. Ainsi, durant quatre décennies, l’abbé Bovet tient en ses mains la formation des deux courroies de transmission que sont les instituteurs et les prêtres. Grâce à ce travail pédagogique, il parvient à réorienter de manière fondamentale l’activité musicale fribourgeoise.
Des ouvrages comme Le Kikeriki (1933) et L’Ecolier chanteur (1936) rencontrent un vif succès dans les établissements scolaires de Suisse romande. Rapidement, le prêtre devient le moteur de toute la vie musicale de son canton. Nommé maître de chapelle à la cathédrale Saint-Nicolas – en 1923 – il assied son influence sur la musique liturgique. Dès 1916 en effet, à la demande de son évêque, il avait pris les rênes du mouvement des Céciliennes, ces choeurs d’église qui animent musicalement la liturgie.
Durant près de trente ans, l’abbé Bovet est de toutes les fêtes, de tous les concours, de tous les cours de formation. Il est l’âme du mouvement, dont il va tripler les effectifs pour les hisser à 4000 membres en 1946. Mais Joseph Bovet développe également une autre facette de son talent, celui de chef d’orchestre et de choeur. La Landwehr, l’Orchestre de la ville, la Société de chant de la ville de Fribourg, le Groupe choral qu’il fonde en 1918, le Choeur-Mixte de Saint-Nicolas, la Maîtrise de Saint-Nicolas plus connue sous le nom des Pinsons de l’abbé Bovet : impressionnante est la liste des ensembles dirigés par l’abbé.
A leur tête, ils interprètent ses propres partitions mais s’aventurent aussi vers le grand répertoire. Paulus et le Lauda Sion de Mendelssohn, la Création et les Saisons de Haydn, le Désert de David, les Requiem de Mozart et de Cherubini, la Passion selon Saint-Marc de Perosi, de nombreuses cantates de Bach mais aussi des oeuvres plus contemporaines comme le Roi David de Honegger et le Psaume LXXX de Roussel.
A travers ces multiples activités, celui qui est chanoine du Chapitre de Saint-Nicolas depuis 1930 influence le goût musical collectif. Durant la Deuxième guerre mondiale, il participe à la Défense nationale spirituelle en sillonnant la Suisse entière, accompagné de ses ensembles, donnant causeries et auditions à la troupe et aux civils, dont il remonte le moral.
Le nom de Joseph Bovet est resté attaché à ces structures musicales, dont certaines lui ont survécu. Mais son rayonnement, l’abbé le doit aussi à ses compositions. Ce sont pas moins de 3000 oeuvres qui composent actuellement son catalogue. Réparties assez équitablement entre profane et sacré, ces compositions, d’inégales dimensions et valeurs, ont été notamment diffusées dans de nombreux chansonniers édités dans toute la Suisse romande.
Durant la première moitié du XXe siècle, rares sont les recueils de chant qui ne contiennent des compositions de Bovet. Emblème de cette production, le Vieux chalet (1911) a rencontré dès sa publication un immense succès, traduit dans de très nombreuses langues. Si les oeuvres de l’abbé Bovet ont touché le peuple, c’est notamment en raison de la simplicité de leur forme, de leur qualité mélodique, du caractère rassurant qui en émane. Perçu comme un des maîtres de la chanson populaire,
Bovet a su offrir à ses contemporains une sorte de « patrie musicale », au moment où la société rurale subissait les assauts de la modernité. Ses festivals, et notamment Mon Pays (1934) monté à l’occasion du Tir fédéral, furent de grandioses mises en scène d’un pays à la recherche de son identité.
Présenté à la fin de sa vie comme le «barde du pays », le charismatique prêtre a joui d’une immense popularité, au point d’avoir des obsèques quasi nationales, à son décès le 10 février 1951. Par deux fois, les Fribourgeois lui ont élevé une statue : à Fribourg en 1955 et à Bulle en 1957. Une chose unique dans les annales du canton. Sa mémoire a fait l’objet d’un véritable culte, notamment parmi les Fribourgeois de l’extérieur, une association issue de l’exode rural qui a fixé la figure du musicien sur son drapeau. En 2001, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, les nombreuses manifestations et concerts ont témoigné de la pérennité du souvenir d’un musicien qui tient, pour Fribourg, d’un véritable lieu de mémoire.
Patrice Borcard
8.10.1879, Sâles (Gruyère) – 10.2.1951, Clarens
Fils de Pierre Bovet et de Marie Josephine Andrey, Joseph Bovet est né à Sâles, en Gruyère, le 8 octobre 1879. Troisième enfant d’une famille de dix, il entreprend le parcours scolaire caractéristique des jeunes qui se destinent à la prêtrise. Ecole primaire dans son village natal, Collège Saint-Charles à Romont, Collège Saint-Michel à Fribourg (1896-1900), passage par Einsiedeln (1900-1901) avant un séjour d’étude au couvent bénédictin de Seckau en Autriche (1903). Ses études au Séminaire de Fribourg achevées, il est ordonné prêtre le 23 juillet 1905.
Durant cette première période, Joseph Bovet s’initie de différentes manières à la musique. Avec son père, instituteur, il collecte des partitions et des chansons anciennes, qui sont rassemblées dans les volumes de La Gruyère illustrée. Ce travail d’«ethnomusicologue » lui permet de nourrir ses connaissances au sujet de la musique populaire régionale. Au Collège Saint-Michel, il dirige la fanfare pour laquelle il compose quelques marches. A Einsiedeln, il étudie l’orgue avec le père Staub et le chant grégorien avec le père Breitenbach, alors qu’à Seckau il parfait sa formation musicale.
De 1905 à 1908, il accomplit son ministère dans la paroisse Notre-Dame à Genève, un milieu urbain qui ne lui convient pas spécialement. Mais Joseph Bovet se fait remarquer par sa hiérarchie comme un entraîneur et un entrepreneur. Ainsi dirige-til en avril 1907 une de ses compositions, Plaintes du comte de Gruyères en exil. Mais en 1908, l’évêque et le Gouvernement rappellent ce jeune prêtre plein de promesses. En quelques années, ils lui confient des responsabilités importantes pour la formation musicale du canton. Dès ce moment – et jusqu’en 1949 – il forme musicalement les instituteurs fribourgeois en sa qualité de professeur à l’Ecole normale d’Hauterive. A cette responsabilité s’ajoute, dès 1910, la charge de professeur de chant sacré au Séminaire diocésain. Ainsi, durant quatre décennies, l’abbé Bovet tient en ses mains la formation des deux courroies de transmission que sont les instituteurs et les prêtres. Grâce à ce travail pédagogique, il parvient à réorienter de manière fondamentale l’activité musicale fribourgeoise.
Des ouvrages comme Le Kikeriki (1933) et L’Ecolier chanteur (1936) rencontrent un vif succès dans les établissements scolaires de Suisse romande. Rapidement, le prêtre devient le moteur de toute la vie musicale de son canton. Nommé maître de chapelle à la cathédrale Saint-Nicolas – en 1923 – il assied son influence sur la musique liturgique. Dès 1916 en effet, à la demande de son évêque, il avait pris les rênes du mouvement des Céciliennes, ces choeurs d’église qui animent musicalement la liturgie.
Durant près de trente ans, l’abbé Bovet est de toutes les fêtes, de tous les concours, de tous les cours de formation. Il est l’âme du mouvement, dont il va tripler les effectifs pour les hisser à 4000 membres en 1946. Mais Joseph Bovet développe également une autre facette de son talent, celui de chef d’orchestre et de choeur. La Landwehr, l’Orchestre de la ville, la Société de chant de la ville de Fribourg, le Groupe choral qu’il fonde en 1918, le Choeur-Mixte de Saint-Nicolas, la Maîtrise de Saint-Nicolas plus connue sous le nom des Pinsons de l’abbé Bovet : impressionnante est la liste des ensembles dirigés par l’abbé.
A leur tête, ils interprètent ses propres partitions mais s’aventurent aussi vers le grand répertoire. Paulus et le Lauda Sion de Mendelssohn, la Création et les Saisons de Haydn, le Désert de David, les Requiem de Mozart et de Cherubini, la Passion selon Saint-Marc de Perosi, de nombreuses cantates de Bach mais aussi des oeuvres plus contemporaines comme le Roi David de Honegger et le Psaume LXXX de Roussel.
A travers ces multiples activités, celui qui est chanoine du Chapitre de Saint-Nicolas depuis 1930 influence le goût musical collectif. Durant la Deuxième guerre mondiale, il participe à la Défense nationale spirituelle en sillonnant la Suisse entière, accompagné de ses ensembles, donnant causeries et auditions à la troupe et aux civils, dont il remonte le moral.
Le nom de Joseph Bovet est resté attaché à ces structures musicales, dont certaines lui ont survécu. Mais son rayonnement, l’abbé le doit aussi à ses compositions. Ce sont pas moins de 3000 oeuvres qui composent actuellement son catalogue. Réparties assez équitablement entre profane et sacré, ces compositions, d’inégales dimensions et valeurs, ont été notamment diffusées dans de nombreux chansonniers édités dans toute la Suisse romande.
Durant la première moitié du XXe siècle, rares sont les recueils de chant qui ne contiennent des compositions de Bovet. Emblème de cette production, le Vieux chalet (1911) a rencontré dès sa publication un immense succès, traduit dans de très nombreuses langues. Si les oeuvres de l’abbé Bovet ont touché le peuple, c’est notamment en raison de la simplicité de leur forme, de leur qualité mélodique, du caractère rassurant qui en émane. Perçu comme un des maîtres de la chanson populaire,
Bovet a su offrir à ses contemporains une sorte de « patrie musicale », au moment où la société rurale subissait les assauts de la modernité. Ses festivals, et notamment Mon Pays (1934) monté à l’occasion du Tir fédéral, furent de grandioses mises en scène d’un pays à la recherche de son identité.
Présenté à la fin de sa vie comme le «barde du pays », le charismatique prêtre a joui d’une immense popularité, au point d’avoir des obsèques quasi nationales, à son décès le 10 février 1951. Par deux fois, les Fribourgeois lui ont élevé une statue : à Fribourg en 1955 et à Bulle en 1957. Une chose unique dans les annales du canton. Sa mémoire a fait l’objet d’un véritable culte, notamment parmi les Fribourgeois de l’extérieur, une association issue de l’exode rural qui a fixé la figure du musicien sur son drapeau. En 2001, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, les nombreuses manifestations et concerts ont témoigné de la pérennité du souvenir d’un musicien qui tient, pour Fribourg, d’un véritable lieu de mémoire.
Patrice Borcard
Le mot de...
Coïncidence ou clin d’œil de l’histoire ?
L’année 2010 permettra de commémorer le 60ème anniversaire du décès de l’Abbé Joseph Bovet et de célébrer le même jubilé de la fondation de la Chanson du Pays de Gruyère.
Quelle heureuse initiative dès lors de faire revivre le Festival Mon Pays, œuvre majeure de notre chantre légendaire dont la mémoire est encore tellement présente dans l’esprit des gruériens.
Avec le précieux concours du Chœur des Armaillis de la Gruyère, la Chanson du Pays de Gruyère ne manquera pas de faire battre les cœurs à l’unisson et d’émouvoir les spectateurs dans un registre musical toujours actuel, rehaussé par un spectacle original.
La poésie de la terre ne meurt jamais, disait John Keats. Il en va certainement de même des mélodies de l’Abbé Bovet qui ont la faculté mystérieuse d’interpeler, de rassembler et d’émouvoir.
Je souhaite dès lors succès et plaisir à toutes celles et ceux qui ont accepté d’œuvrer dans la préparation et l’interprétation du Festival Mon Pays ! Bien cordialement
Quelle heureuse initiative dès lors de faire revivre le Festival Mon Pays, œuvre majeure de notre chantre légendaire dont la mémoire est encore tellement présente dans l’esprit des gruériens.
Avec le précieux concours du Chœur des Armaillis de la Gruyère, la Chanson du Pays de Gruyère ne manquera pas de faire battre les cœurs à l’unisson et d’émouvoir les spectateurs dans un registre musical toujours actuel, rehaussé par un spectacle original.
La poésie de la terre ne meurt jamais, disait John Keats. Il en va certainement de même des mélodies de l’Abbé Bovet qui ont la faculté mystérieuse d’interpeler, de rassembler et d’émouvoir.
Je souhaite dès lors succès et plaisir à toutes celles et ceux qui ont accepté d’œuvrer dans la préparation et l’interprétation du Festival Mon Pays ! Bien cordialement
La Chanson du Pays de Gruyère, ce sont soixante années… de musique, de concerts, de répétitions, de sorties, de succession de chanteuses et chanteurs enthousiastes et seulement… deux directeurs, Joseph Corpataux, le papa et Michel Corpataux, le fils.
La Chanson du Pays de Gruyère n’a pas pris une seule ride, elle reste en pleine forme et le démontre une nouvelle fois en mettant sur pied ce magnifique et ambitieux projet qu’est le Festival Mon Pays écrit par l’Abbé Bovet.
Michel Corpataux, du haut de son immense talent, transmet depuis quarante-sept ans sa musicalité maintes fois reconnue. C’est précisément cette énergie musicale qui a permis à La Chanson du Pays de Gruyère de traverser toutes ces années et de garder les couleurs de ses vingt ans. Qu’il soit ici grandement félicité et sincèrement remercié!
La Chanson du Pays de Gruyère, ce sont aussi nombre de femmes et d’hommes qui se sont succédés pour faire vivre cette société en prêtant leur voix mais aussi pour assurer, parfois dans l’ombre, toutes les tâches administratives indispensables à son bon fonctionnement. Nos chaleureux remerciements s’adressent également à toutes ces personnes!
La musique traverse les générations. Elle rassemble et procure plaisir et joie de vivre. L’Abbé Bovet l’avait bien compris et il nous a laissé nombre de partitions dont certaines sont connues largement au-delà de nos frontières. Le Festival Mon Pays est un de ses chefs-d’œuvre. Le remettre sur pied est notre façon de lui rendre hommage car, en 2011, il y aura soixante ans qu’il contemple ce monde du haut de son étoile.
Place maintenant à la musique. Ce ne sont pas moins de 100 chanteuses et chanteurs ainsi qu’une quarantaine d’enfants qui se produiront pour votre plaisir, mais également pour le leur, sur la magnifique scène du CO2 de La Tour-de-Trême. Sans oublier un orchestre, des acteurs et tous les artisans de ce Festival qui vous permettront à coup sûr de passer un moment inoubliable en notre compagnie.
Que la fête soit belle et que la musique résonne!
A l’occasion de son 60ème anniversaire, La Chanson du Pays de Gruyère peut regarder avec satisfaction le chemin parcouru depuis 1950. Elle a été l’ambassadrice de notre région en France, en Hollande, en Autriche, en Belgique et même en Chine.
Tout ce parcours n’aurait été possible sans la ténacité de toutes ces chanteuses et chanteurs qui, dès le début, ont su transmettre le même esprit de camaraderie et de volonté à leurs successeurs afin de maintenir la tradition du chant populaire en Gruyère.
L’année 2009 a été particulièrement fructueuse pour notre chœur. En effet, du 15 au 18 avril, la Chanson du Pays de Gruyère a participé au 20ème Concours International de Chant Choral à Vérone. Elle est rentrée en Gruyère avec deux premiers prix dans ses valises :
1er prix dans la catégorie chœur-mixte
1er prix pour la pièce imposée
Tous motivés, les chanteuses et chanteurs, sous la direction de Michel Corpataux ont décidé de marquer d’une pierre blanche les festivités du 60ème anniversaire.
Cette magnifique œuvre, donnée en création en 1934 à l’occasion du Tir fédéral à Fribourg, est l’une des œuvres majeures de l’Abbé Bovet.
Le Festival Mon Pays sera interprété dans la salle CO2 à la Tour-de-Trême début 2011, année coïncidant avec le 60ème anniversaire de la mort de l’Abbé Bovet.
En choisissant l’interprétation du « Festival Mon Pays » nous désirons donner une priorité musicale à notre jubilé afin de rendre hommage à nos directeurs, présidents, membres des comités et choristes qui se sont succédés pour assurer le succès de la Chanson du Pays de Gruyère durant ces 60 années d’existence.
Notre reconnaissance toute particulière va à notre chef Michel Corpataux qui depuis quarante sept années nous communique une envie intacte de chanter par ses qualités reconnues d’interprétation.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir compter sur la participation du Choeur des Armaillis de la Gruyère, choeur ami de longue date de la Chanson du Pays de Gruyère.
A l’occasion de notre anniversaire, nous aimerions également adresser nos sincères remerciements à nos membres d’honneurs et amis ainsi qu’à toutes celles et ceux qui par leur soutien nous ont permis de garder la même motivation.
Nos sentiments reconnaissants s’adressent également à nos Autorités riazoises ainsi qu’à toutes les institutions, entreprises et autres personnes qui ont accepté de soutenir la réalisation de cette belle aventure qu’est « Le Festival Mon Pays ».
Cher amis du chant, votre présence à notre spectacle sera pour nous un signe tangible de votre attachement à notre culture, ce qui nous encourage à persévérer avec enthousiasme dans la mission que nous nous sommes donnée : la culture de la musique vocale.
A toutes et à tous je vous souhaite un beau Festival.
Dans la presse
Exécutants & comité
Sur Radio Fribourg, à l'Ombre du Baobab, Fév. 2010
Sur Radio Fribourg, à l'Ombre du Baobab, Fév. 2011
Exécutants
- La Chanson du Pays de Gruyère
- Le Choeur des Armaillis de la Gruyère
- Les solistes
- Soprano - Sylvie Beaud
- Soprano - Stéphanie Corpataux
- Alto - Sylvie Bosson
- Ténor - Vincent Brodard
- Ténor - Nicolas Jaquet
- Basse - Nicolas Pasquier
- Basse - Daniel Romanens
- Garçons soprano - Aymeric Pasquier
- Garçons soprano - Colin Raemy
- Orchestre Philharmonique Romand
- Choeur d’enfants
- La Troupe de Myr (Troupe théâtrale)
- Laurent Chatagny
- Marin Angéloz
- Lara Zumwald
- Rodolphe Rimaz
- Valérie Martini
- Marc Dénervaud
- Chloé De Martino
- Création livret scénique et textes de liaison
- Pierre Gremaud (dit Palou)
- Mise en scène
- Myriam Humbert
Comité
- Présidence d'honneur - Maurice Ropraz, Préfet de la Gruyère
- Présidence - André Brodard
- Vice préseidence - Nicolas Jaquet
- Direction musicale - Michel Corpataux
- Finances - Pascale Bard
- Personnel - Vincent Brodard
- Communication - Philippe Egger
- Intendance - Marie-Ange Felden
- Secretariat au PV - Françoise Goffin
- Secretariat - Isabelle Piller
- VIP - Daniel Schmoutz
- Sponsoring - Bruno Sturny
- Suivi du site internet - Pierre-Alain Wicht
- Un grand merci à Claude Currat et à toute son équipe
...et pour finir
Le mot de...
Coïncidence ou clin d’œil de l’histoire ?
L’année 2010 permettra de commémorer le 60ème anniversaire du décès de l’Abbé Joseph Bovet et de célébrer le même jubilé de la fondation de la Chanson du Pays de Gruyère.
Quelle heureuse initiative dès lors de faire revivre le Festival Mon Pays, œuvre majeure de notre chantre légendaire dont la mémoire est encore tellement présente dans l’esprit des gruériens.
Avec le précieux concours du Chœur des Armaillis de la Gruyère, la Chanson du Pays de Gruyère ne manquera pas de faire battre les cœurs à l’unisson et d’émouvoir les spectateurs dans un registre musical toujours actuel, rehaussé par un spectacle original.
La poésie de la terre ne meurt jamais, disait John Keats. Il en va certainement de même des mélodies de l’Abbé Bovet qui ont la faculté mystérieuse d’interpeler, de rassembler et d’émouvoir.
Je souhaite dès lors succès et plaisir à toutes celles et ceux qui ont accepté d’œuvrer dans la préparation et l’interprétation du Festival Mon Pays ! Bien cordialement
Quelle heureuse initiative dès lors de faire revivre le Festival Mon Pays, œuvre majeure de notre chantre légendaire dont la mémoire est encore tellement présente dans l’esprit des gruériens.
Avec le précieux concours du Chœur des Armaillis de la Gruyère, la Chanson du Pays de Gruyère ne manquera pas de faire battre les cœurs à l’unisson et d’émouvoir les spectateurs dans un registre musical toujours actuel, rehaussé par un spectacle original.
La poésie de la terre ne meurt jamais, disait John Keats. Il en va certainement de même des mélodies de l’Abbé Bovet qui ont la faculté mystérieuse d’interpeler, de rassembler et d’émouvoir.
Je souhaite dès lors succès et plaisir à toutes celles et ceux qui ont accepté d’œuvrer dans la préparation et l’interprétation du Festival Mon Pays ! Bien cordialement
La Chanson du Pays de Gruyère, ce sont soixante années… de musique, de concerts, de répétitions, de sorties, de succession de chanteuses et chanteurs enthousiastes et seulement… deux directeurs, Joseph Corpataux, le papa et Michel Corpataux, le fils.
La Chanson du Pays de Gruyère n’a pas pris une seule ride, elle reste en pleine forme et le démontre une nouvelle fois en mettant sur pied ce magnifique et ambitieux projet qu’est le Festival Mon Pays écrit par l’Abbé Bovet.
Michel Corpataux, du haut de son immense talent, transmet depuis quarante-sept ans sa musicalité maintes fois reconnue. C’est précisément cette énergie musicale qui a permis à La Chanson du Pays de Gruyère de traverser toutes ces années et de garder les couleurs de ses vingt ans. Qu’il soit ici grandement félicité et sincèrement remercié!
La Chanson du Pays de Gruyère, ce sont aussi nombre de femmes et d’hommes qui se sont succédés pour faire vivre cette société en prêtant leur voix mais aussi pour assurer, parfois dans l’ombre, toutes les tâches administratives indispensables à son bon fonctionnement. Nos chaleureux remerciements s’adressent également à toutes ces personnes!
La musique traverse les générations. Elle rassemble et procure plaisir et joie de vivre. L’Abbé Bovet l’avait bien compris et il nous a laissé nombre de partitions dont certaines sont connues largement au-delà de nos frontières. Le Festival Mon Pays est un de ses chefs-d’œuvre. Le remettre sur pied est notre façon de lui rendre hommage car, en 2011, il y aura soixante ans qu’il contemple ce monde du haut de son étoile.
Place maintenant à la musique. Ce ne sont pas moins de 100 chanteuses et chanteurs ainsi qu’une quarantaine d’enfants qui se produiront pour votre plaisir, mais également pour le leur, sur la magnifique scène du CO2 de La Tour-de-Trême. Sans oublier un orchestre, des acteurs et tous les artisans de ce Festival qui vous permettront à coup sûr de passer un moment inoubliable en notre compagnie.
Que la fête soit belle et que la musique résonne!
A l’occasion de son 60ème anniversaire, La Chanson du Pays de Gruyère peut regarder avec satisfaction le chemin parcouru depuis 1950. Elle a été l’ambassadrice de notre région en France, en Hollande, en Autriche, en Belgique et même en Chine.
Tout ce parcours n’aurait été possible sans la ténacité de toutes ces chanteuses et chanteurs qui, dès le début, ont su transmettre le même esprit de camaraderie et de volonté à leurs successeurs afin de maintenir la tradition du chant populaire en Gruyère.
L’année 2009 a été particulièrement fructueuse pour notre chœur. En effet, du 15 au 18 avril, la Chanson du Pays de Gruyère a participé au 20ème Concours International de Chant Choral à Vérone. Elle est rentrée en Gruyère avec deux premiers prix dans ses valises :
1er prix dans la catégorie chœur-mixte
1er prix pour la pièce imposée
Tous motivés, les chanteuses et chanteurs, sous la direction de Michel Corpataux ont décidé de marquer d’une pierre blanche les festivités du 60ème anniversaire.
Cette magnifique œuvre, donnée en création en 1934 à l’occasion du Tir fédéral à Fribourg, est l’une des œuvres majeures de l’Abbé Bovet.
Le Festival Mon Pays sera interprété dans la salle CO2 à la Tour-de-Trême début 2011, année coïncidant avec le 60ème anniversaire de la mort de l’Abbé Bovet.
En choisissant l’interprétation du « Festival Mon Pays » nous désirons donner une priorité musicale à notre jubilé afin de rendre hommage à nos directeurs, présidents, membres des comités et choristes qui se sont succédés pour assurer le succès de la Chanson du Pays de Gruyère durant ces 60 années d’existence.
Notre reconnaissance toute particulière va à notre chef Michel Corpataux qui depuis quarante sept années nous communique une envie intacte de chanter par ses qualités reconnues d’interprétation.
Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir compter sur la participation du Choeur des Armaillis de la Gruyère, choeur ami de longue date de la Chanson du Pays de Gruyère.
A l’occasion de notre anniversaire, nous aimerions également adresser nos sincères remerciements à nos membres d’honneurs et amis ainsi qu’à toutes celles et ceux qui par leur soutien nous ont permis de garder la même motivation.
Nos sentiments reconnaissants s’adressent également à nos Autorités riazoises ainsi qu’à toutes les institutions, entreprises et autres personnes qui ont accepté de soutenir la réalisation de cette belle aventure qu’est « Le Festival Mon Pays ».
Cher amis du chant, votre présence à notre spectacle sera pour nous un signe tangible de votre attachement à notre culture, ce qui nous encourage à persévérer avec enthousiasme dans la mission que nous nous sommes donnée : la culture de la musique vocale.
A toutes et à tous je vous souhaite un beau Festival.
